Télérama "Plaisir de France, un DJ qui connaît la chanson" par Odile de Plas

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Plaisir de France, un DJ qui connaît la chanson
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2 minutes à lireOdile de Plas,
Publié le 17/11/20
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Julien Barthe, alias Plaisir de France, Neuilly-Plaisance, 15 novembre 2020.
Ludovic Carème pour Télérama
LA DISCOTHÈQUE IDÉALE – Il y a vingt ans, le Nantais Julien Barthe bricolait des pistes dansantes en piochant dans ses chansons françaises favorites. Il en a fait une petite entreprise, adoubée par Étienne Daho et toute sa bande des années 1980. Il se lance à présent dans les reprises. En regard de la section variété française de notre discothèque idéale, portrait d’un fondu des plus beaux refrains de l’Hexagone.
Voilà vingt ans que Julien Barthe, alias Plaisir de France, remixe avec malice la chanson française d’hier et d’aujourd'hui. Vingt ans qu’il pioche dans ses « coups de cœur adolescents » pour les remettre au centre de la piste de danse. Un réflexe de DJ pour celui qui a pris très vite le train fou des musiques électroniques au début des années 1990, cultivant en parallèle sa passion pour la pop en français.

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Tout a commencé en 1999, avec un petit sample de Jeanne Moreau, idole du Nantais qui navigue alors dans la mouvance des Little Rabbits, jamais bien loin d’un autre Nantais, Katerine, qui lui aussi rafraîchit la chanson depuis quelques années, tout en puisant dans les sixties. « Tous les disques à danser étaient en anglais, je trouvais qu’un peu de français ferait du bien. » En catimini dans son studio, Julien découpe ses morceaux favoris d’Étienne Daho ou d’Alain Chamfort dans son ordinateur. Il n’a aucune autorisation des auteurs, une seule piste sonore dont il baisse les voix, les basses ou les aigus, ajoute une rythmique selon ses besoins et joue ses créations dans ses mixes, entre deux maxis de house music.
Un album d’inédits
Surtout, il n’en fait pas commerce. « J’envoyais ces “edits” aux amis, ou les distribuais gratuitement dans des magasins. » En 2010, une compilation sous le manteau (mais aujourd’hui publiée), État des lieux, rassemble ses meilleures contrefaçons, dont une petite merveille de face B, D’accord d’accord, du groupe Mikado. Au Canada, DJ Tiga les repère et s’emballe pour sa version du Grand Sommeil, premier tube d’Étienne Daho, aujourd’hui adoubée par son auteur, qui lui fit même l’honneur de la publier sur Rarities Selection, en 2019.

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Aujourd’hui, Julien Barthe préfère se lancer dans des reprises, un exercice un peu différent, qui lui laisse plus de liberté. « Je ne demande même plus les pistes, je prends les voix, et je rejoue toute la musique. » Il s’est aussi tourné vers les talents actuels, de Barbara Carlotti, avec laquelle il collabore régulièrement, à Grégory Desgranges très récemment. Pour célébrer ses vingt ans d’exploration de la scène française, il s’est même offert un rêve de producteur : inviter vingt chanteurs et chanteuses pour un album d’inédits composés par ses soins. Arnold Turboust, l’auteur d’Adélaïde en 1986 avec Zabou, et de bien des succès de Daho, a le premier accepté de se prêter au jeu pour un Trois Questions pas plus groovy en diable. La suite sera révélée au printemps 2021.